- Lire Debord
- Les dates
La chronologie
Une vie, un groupe, douze numéros
58 dates, de 1931 à 2013, chacune avec sa source.
1930
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La vie
Naissance de Guy Debord, à Paris
Guy-Ernest Debord naît dans le 20e arrondissement de Paris.
1950
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Les films
Première projection de Hurlements en faveur de Sade
Le premier film de Debord est présenté au ciné-club d'Avant-Garde, dans les locaux du musée de l'Homme ; la séance est interrompue dès les premières minutes. La première projection intégrale a lieu le 13 octobre 1952, au ciné-club du Quartier latin.
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Le groupe
L'affaire Chaplin : la rupture avec Isou devient publique
Debord et ses amis perturbent la conférence de presse de Charlie Chaplin au Ritz avec le tract « Finis les pieds plats » ; Isidore Isou désavoue publiquement l'action.
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Le groupe
Constitution formelle de l'Internationale lettriste
Formée en secret dès juin 1952 par Debord et Wolman comme tendance dissidente du lettrisme, l'Internationale lettriste se constitue formellement à Aubervilliers.
Les sources divergent. Les sources divergent sur le moment de la fondation : juin 1952 à Bruxelles puis 7 décembre 1952 à Aubervilliers (Wikipédia FR et EN), « mai-juin 1952, à Aubervilliers » (La Revue des Ressources), « novembre 1952 » (Wikipédia FR, article Guy Debord). La date retenue est celle de la constitution formelle, concordante FR/EN.
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La revue
Premier numéro de Potlatch
Bulletin d'information de l'Internationale lettriste, d'abord hebdomadaire puis mensuel, Potlatch est envoyé gratuitement à des destinataires choisis.
Les sources divergent. L'article Wikipédia FR « Internationale lettriste » a été lu comme donnant le 28 juin 1954 ; Wikipédia EN et Cairn donnent le 22 juin. Retenu : 22 juin.
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La revue
« Introduction à une critique de la géographie urbaine » dans Les Lèvres nues n° 6
Debord publie dans la revue bruxelloise de Marcel Mariën le texte qui définit la psychogéographie. Les Lèvres nues accueillent les lettristes à partir de ce numéro.
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La revue
« Mode d'emploi du détournement » dans Les Lèvres nues n° 8
Debord et Gil J. Wolman signent ensemble le texte qui fait du détournement une méthode.
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La revue
« Théorie de la dérive » dans Les Lèvres nues n° 9
Le texte sera repris, modifié, dans le n° 2 de la revue Internationale situationniste (décembre 1958).
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Les livres
Fin de Copenhague, avec Asger Jorn
Premier livre fait avec Jorn, à Copenhague ; Debord y est crédité « conseiller technique pour le détournement ».
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Les livres
Rapport sur la construction des situations
Brochure de vingt pages imprimée en Belgique par Marcel Mariën à mille exemplaires, jamais mise en vente. Elle prépare la conférence de fondation du mois suivant.
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Le groupe
Fondation de l'Internationale situationniste à Cosio d'Arroscia
L'Internationale lettriste, le Mouvement international pour un Bauhaus imaginiste et le Comité psychogéographique de Londres s'unifient en Ligurie. Potlatch cesse de paraître le 5 novembre suivant (n° 29), annoncé comme bulletin de la nouvelle Internationale.
Les sources divergent. Le jour diverge selon les sources : 27 juillet (Wikipédia FR, article Guy Debord), 28 juillet (Wikipédia EN), 27-28 juillet (Wikipédia FR, article Internationale lettriste). L'article Wikipédia FR « Internationale situationniste » ne donne que le mois. Affiché : les deux jours.
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La revue
Dernier numéro de Potlatch
Le n° 29, ronéotypé comme les autres, se présente déjà comme le « bulletin d'information de l'internationale situationniste ». La revue prend la suite sept mois plus tard.
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La revue
Internationale situationniste n° 1
Premier numéro du « bulletin central édité par les sections de l'Internationale situationniste ». Il contient les « Définitions » du vocabulaire situationniste.
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La revue
Internationale situationniste n° 2
Le numéro reprend la « Théorie de la dérive » et porte, en dernière page, la notice autorisant la libre reproduction de tous les textes de la revue.
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Les livres
Mémoires, « structures portantes d'Asger Jorn »
Livre entièrement composé d'éléments détournés, imprimé à Copenhague par Permild & Rosengreen et couvert de papier de verre. Les pages sont imprimées en décembre 1958 ; la dernière page le date de 1959.
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Les films
Tournage de Sur le passage de quelques personnes à travers une assez courte unité de temps
Court métrage de dix-neuf minutes produit par le Dansk-Fransk Experimentalfilmskompagni de Copenhague, sorti la même année.
1960
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Le groupe
Constant quitte l'Internationale situationniste
Membre depuis 1958, le peintre et architecte néerlandais, théoricien de l'urbanisme unitaire et de New Babylon, démissionne.
Les sources divergent. Des sources secondaires (Cairn, libcom) situent la démission en juin 1960 ; les deux Wikipédia ne donnent que l'année. Précision limitée à l'année.
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Les films
Critique de la séparation
Troisième film de Debord, vingt minutes.
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Le groupe
Asger Jorn quitte l'Internationale situationniste
Le cofondateur danois démissionne pour « diverses circonstances personnelles » ; il continue de soutenir financièrement le groupe et reste l'ami de Debord jusqu'à sa mort en 1973.
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Le groupe
Exclusion du groupe Spur
Les peintres munichois du groupe Spur, membres depuis 1959, sont exclus par un tract signé Debord, Kotányi, Lausen et Vaneigem. L'année 1962 consomme la scission entre « artistes » et « révolutionnaires ».
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Le groupe
Strasbourg : De la misère en milieu étudiant
La brochure écrite par Mustapha Khayati, tirée à dix mille exemplaires, est distribuée à l'inauguration du palais universitaire puis aux dix-huit mille étudiants de la ville par le bureau de l'UNEF locale, passé aux situationnistes.
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Les livres
La Société du spectacle, chez Buchet-Chastel
Deux cent vingt et une thèses en neuf chapitres. Le livre sera réédité par Champ Libre en 1971 et par Gallimard en 1992.
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Le monde
Occupation de la Sorbonne
Les étudiants et lycéens occupent la Sorbonne ; les Enragés et les situationnistes y siègent au Comité d'occupation, du 14 au 17 mai.
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Le groupe
Création du Conseil pour le maintien des occupations
À 19 heures, les situationnistes quittent le Comité d'occupation de la Sorbonne et fondent le CMDO, qui diffuse tracts et affiches jusqu'à son autodissolution le 15 juin, au reflux du mouvement.
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La revue
Internationale situationniste n° 12, dernier numéro
Douzième et dernier numéro de la revue, onze ans après le premier.
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Les éditions
Gérard Lebovici fonde Champ Libre
L'agent artistique crée à Paris, avec Gérard Guégan, Alain Le Saux et Floriana Lebovici, la maison d'édition qui deviendra celle de Debord.
1970
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Les éditions
Champ Libre réédite La Société du spectacle
Deuxième édition française du livre ; Debord entre chez l'éditeur qui publiera tout ce qu'il écrit jusqu'à la mort de Lebovici.
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Les livres
La Véritable Scission dans l'Internationale ; dissolution de l'IS
Debord et Gianfranco Sanguinetti, derniers membres, publient chez Champ Libre les thèses sur l'Internationale situationniste et son temps ; l'organisation s'autodissout.
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Les films
Sortie du film La Société du spectacle
Premier long métrage de Debord, tourné en 1973 et produit par Simar Films, la société de Lebovici ; il sort en exclusivité au studio Gît-le-Cœur.
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Les films
Réfutation de tous les jugements… portés sur le film « La Société du spectacle »
Court métrage en forme de pamphlet, réponse aux critiques du film précédent.
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Les films
In girum imus nocte et consumimur igni
Sixième et dernier film de Debord, au titre palindrome. Il ne sort en salle qu'en 1981.
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Les livres
Préface à la quatrième édition italienne de « La Société du spectacle »
Publiée chez Champ Libre avant l'édition italienne de Vallecchi (Florence, mai 1979). Debord y lit l'Italie de l'affaire Moro à la lumière du spectacle.
Les sources divergent. Le texte est daté « janvier 1979 » ; parution Champ Libre en février 1979 selon Traces situationnistes, « 9 avril 1979 » selon d'autres notices (libraires). Précision limitée au mois de février.
1980
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Les films
Sortie en salle d'In girum imus nocte et consumimur igni
Trois ans après sa réalisation, le film sort à Paris ; Lebovici rachète le studio Cujas, dans le Quartier latin, pour n'y projeter que les films de Debord.
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La vie
Assassinat de Gérard Lebovici
L'éditeur et producteur de Debord est tué de quatre balles dans un parking de l'avenue Foch, à Paris. Le crime n'est pas élucidé ; la presse met Debord en cause.
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Les films
Debord retire ses films
La programmation continue de ses films au studio Cujas est interrompue définitivement ; Debord décide qu'aucun de ses films ne sera plus projeté en France. Champ Libre est rebaptisé Éditions Gérard Lebovici.
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Les livres
Considérations sur l'assassinat de Gérard Lebovici
Debord répond, aux Éditions Gérard Lebovici, à la presse qui l'a désigné après le meurtre de son ami.
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Les livres
Commentaires sur la société du spectacle
Vingt ans après le livre, Debord décrit aux Éditions Gérard Lebovici la fusion du spectaculaire concentré et du spectaculaire diffus en « spectaculaire intégré ».
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Les livres
Panégyrique, tome premier
Premier tome de l'autobiographie oblique de Debord, aux Éditions Gérard Lebovici ; repris par Gallimard en 1993.
1990
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Les éditions
Debord passe chez Gallimard
Après la liquidation des Éditions Gérard Lebovici (avril 1991), Gallimard publie dans la collection Blanche la troisième édition française de La Société du spectacle, avec un avertissement daté du 30 juin 1992, et réédite les Commentaires la même année.
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Les livres
« Cette mauvaise réputation… »
Dernier livre publié de son vivant, chez Gallimard : Debord y relève les contrevérités écrites sur lui entre 1988 et 1992.
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La vie
Mort de Guy Debord, à Champot
Atteint d'une polynévrite alcoolique, Debord se suicide d'une balle dans le cœur dans sa maison de Champot, commune de Bellevue-la-Montagne (Haute-Loire). Ses cendres sont dispersées dans la Seine, à la pointe du Vert-Galant.
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Les films
Canal+ diffuse Guy Debord, son art et son temps
La soirée réunit le film La Société du spectacle, la Réfutation et le document télévisuel réalisé avec Brigitte Cornand, achevé peu avant la mort de Debord. Ses films redeviennent visibles.
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Les livres
Panégyrique, tome second
Publication posthume, chez Fayard, du second tome, fait d'images commentées.
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Les livres
Correspondance, volume 1, chez Fayard
Premier des huit volumes de la correspondance, de la fondation de l'IS (juin 1957) à sa IVe conférence (août 1960).
2000
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Les éditions
Œuvres, dans la collection Quarto
Gallimard réunit en un volume de 1 920 pages, édité par Jean-Louis Rançon avec Alice Debord et préfacé par Vincent Kaufmann, l'essentiel des écrits, films et documents.
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Le monde
Les archives de Debord classées trésor national
L'État s'oppose à leur départ pour l'université Yale en classant l'ensemble du fonds conservé par Alice Debord.
2010
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Les livres
Correspondance, volume « 0 », dernier volume
Fayard clôt la série par les lettres de septembre 1951 à juillet 1957, antérieures à l'IS, avec un index général.
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Le monde
Les archives entrent à la Bibliothèque nationale de France
Le fonds rejoint le département des Manuscrits, acheté grâce à des mécènes.
Les sources divergent. Wikipédia FR date de mars 2010 l'accord signé entre la BnF et Alice Becker-Ho pour l'achat ; la BnF date de 2011 l'entrée du fonds dans ses collections. Retenu : 2011, date de l'institution.
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Le monde
Exposition « Guy Debord, un art de la guerre » à la BnF
Sur le site François-Mitterrand, du 27 mars au 30 juin 2013, la BnF expose le fonds autour du Jeu de la guerre, conçu par Debord dès 1956.
Les sources divergent. Date de clôture : 30 juin 2013 selon les Éditions de la BnF ; d'autres sites (presse, agendas) donnent le 13 ou le 17 juillet 2013, ce qui peut correspondre à une prolongation. Retenu : la date de la BnF.