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Film · 1978 Protégé · 2065

In girum imus nocte et consumimur igni

Son dernier film, et le plus beau : un palindrome latin pour titre — « nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu » — et un adieu au Paris qu'on a détruit.

« Je ne ferai dans ce film aucune concession au public »

Guy Debord, In girum imus nocte et consumimur igni (1978) — lu sur film-documentaire.fr — In girum imus nocte et consumimur igni (résumé) ; le Ciné-club de Caen la cite avec virgules : « Je ne ferai, dans ce film, aucune concession au public ».

Le texte se lit seul, sans les images. C'est l'un des rares endroits où Debord écrit à la première personne sans ironie.

Ce qu'on sait

  • Le titre est un palindrome latin, attribué par certains à Virgile et plus probablement médiéval, que Wikipédia traduit « Nous tournoyons dans la nuit, et nous voilà consumés par le feu » ; le film en donne une forme abrégée (sans « ecce »). source
  • Sixième et dernier film de Debord : réalisé en 1978, sorti en salles en 1981 ; Simar Films en est la production et l'ayant droit. source
  • Facture austère : noir et blanc, images fixes le plus souvent, voix monocorde, écrans blancs de plusieurs minutes ; images détournées de Zorro et ses légionnaires, des Trois Lanciers du Bengale, du Désert rouge, entre autres ; le film est à la fois critique sociale et autobiographie. source
  • Le Ciné-club de Caen relève les « travellings élégiaques de la lagune de Venise », les photographies publicitaires et les extraits détournés (Errol Flynn), et le palindrome égrené lettre par lettre au début du film. source
  • Deux affiches de la sortie de 1981, présentées par Gérard Lebovici et créditées à Simar Film, sont décrites par le Situationniste Blog (38,4 × 51,5 cm et 156 × 116 cm), qui ne leur connaît aucun exemplaire en bibliothèque. source
  • En 1983, les films de Debord sont programmés sans interruption au Studio Cujas, acheté par Lebovici en octobre ; le programme cesse en avril 1984, après l'assassinat du 5 mars. source
  • Le texte a eu une vie éditoriale propre : édition critique aux Éditions Gérard Lebovici en 1990, reprise par Gallimard en 1999 avec Ordures et décombres déballés à la sortie du film (paru sans commentaire en 1982). source

Ce qui reste incertain. La durée est la plus discutée des six : 95 min (Wikipédia FR en tête d'article, Critikat, bopsecrets, affiche de 1981 selon le Situationniste Blog), 105 min (fiche technique de Wikipédia FR, film-documentaire.fr), 100 min (Cinémathèque, DCP), 1 h 35 (DVD 2005), 1 h 40 (AlloCiné), 1 h 31 (LaCinetek). Retenu : 95, la valeur de l'affiche d'époque et du DVD. La date précise de sortie (« 6 mai 1981 » selon des résultats de recherche renvoyant à IMDb) n'a été lue sur aucune page consultée : non retenue. La Cinémathèque orthographie le chef opérateur « Mingolski » (Mrugalski partout ailleurs) et crédite Benny Golson en musique originale : non recoupé.