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Thèse 173 · chapitre VII, L'aménagement du territoire

Thèse 173 de La Société du spectacle

Une architecture construite pour les pauvres

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I Ce qu'elle pose

Pour la première fois, constate la thèse, une architecture neuve est destinée non aux puissants mais aux pauvres. Ce n'est pas un progrès. Sa pauvreté de forme et son étendue démesurée ont la même cause : elle est faite pour la masse, par des procédés de construction de masse. Au centre de ces procédés, une décision prise d'en haut, qui aménage le territoire de façon abstraite et en fait un territoire de l'abstraction. Cette architecture se retrouve identique partout où l'industrialisation commence, pour y installer une forme d'existence nouvelle. L'urbanisme montre, comme l'arme nucléaire ou le contrôle des naissances, une puissance matérielle très supérieure à la conscience qui la gouverne.

II D'où elle vient

La thèse vise les grands ensembles construits en France et ailleurs après la guerre, que la revue avait souvent pris pour cible. Le décalage entre le pouvoir matériel et la maîtrise consciente revient souvent dans le livre : depuis le chapitre II, c'est l'économie devenue autonome qui décide à la place des hommes, et le chapitre V montrait une époque capable de faire l'histoire mais qui s'en interdit l'usage.

III Ce qu'elle ouvre

La thèse 174 suivra l'éclatement des villes sous l'effet de l'automobile ; la 177 décrira les villes nouvelles comme une paysannerie recomposée. La 179 répondra à la décision autoritaire par une autre décision, celle des conseils.

Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier urbanisme, avec 46 autres.

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