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Thèse 178 · chapitre VII, L'aménagement du territoire

Thèse 178 de La Société du spectacle

Rendre l'espace au temps que l'on vit

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I Ce qu'elle pose

Après le constat, le renversement. Le monde crépusculaire des villes défaites est menacé par l'histoire, et cette même histoire peut faire ce que l'urbanisme interdit : placer l'espace sous la loi du temps que l'on vit. La révolution prolétarienne est alors définie comme une critique en actes de la géographie humaine, par laquelle individus et communautés construisent les lieux et les événements qui leur permettraient de s'approprier non seulement leur travail mais leur histoire entière. Dans cet espace de jeu, chaque lieu pourrait retrouver une qualité propre sans que l'on s'attache au sol, et le voyage retrouverait sa réalité, comme la vie vécue à la manière d'un voyage.

II D'où elle vient

La formule d'une critique de la géographie reprend le titre d'un texte de Debord paru dans Les Lèvres nues en 1955, l'Introduction à une critique de la géographie urbaine, qui fondait la psychogéographie. Construire des sites et des événements, c'est le programme de la situation construite et de l'urbanisme unitaire. La thèse répond à la 170, où l'espace l'emportait sur le temps, et à la 168, où le tourisme retirait au voyage sa réalité.

III Ce qu'elle ouvre

La thèse 179 dit sous quelle forme cette critique peut devenir une décision : la reconstruction du territoire par le pouvoir des conseils. Le chapitre VIII, à partir de la thèse 191, retrouvera le dépassement de l'art dont cette construction de situations est issue.

Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier urbanisme, avec 46 autres.

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