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Thèse 163 · chapitre VI, Le temps spectaculaire

Thèse 163 de La Société du spectacle

Le programme d'un temps rendu aux individus

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I Ce qu'elle pose

La thèse positive du chapitre. Le temps n'est au départ qu'un écoulement naturel ; il devient humain parce que des hommes le vivent et l'organisent. Jusqu'ici, c'est le travail, sous ses formes limitées, qui l'a mis en forme, en l'humanisant et en le déshumanisant tour à tour : cycle des sociétés agraires, puis temps irréversible mais séparé de l'économie. Le projet révolutionnaire consiste à laisser dépérir la mesure sociale du temps. À sa place, un temps irréversible vécu par les individus et les groupes sur le mode du jeu, où plusieurs temps indépendants coexistent et se fédèrent.

II D'où elle vient

La formule finale, que Debord met entre guillemets sans la situer, vient de L'Idéologie allemande de Marx et Engels, où le communisme doit rendre impossible toute existence indépendante des individus. Le dépérissement reprend le vocabulaire marxiste du dépérissement de l'État, appliqué ici au chronomètre. Le modèle ludique vient des premières années de l'Internationale situationniste, où le jeu et la situation construite devaient remplacer le travail.

III Ce qu'elle ouvre

La thèse 164 ferme le chapitre sur le rapport du rêve et de la conscience ; la 178, au chapitre suivant, appliquera ce projet à l'espace, soumis au temps vécu. Les thèses 179 et 221 diront qui peut porter ce programme.

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