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Thèse 44 · chapitre II, La marchandise comme spectacle

Thèse 44 de La Société du spectacle

Pourquoi l'abondance ne peut jamais suffire

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I Ce qu'elle pose

Le spectacle est comparé à une guerre qui ne s'arrête pas, menée pour imposer un échange : que l'on prenne les marchandises pour les biens, et la survie qui grandit pour la satisfaction. La suite de la thèse démonte la logique de cette croissance. Si la consommation doit toujours augmenter, c'est qu'elle porte en elle le manque qu'elle prétend combler ; si elle n'a aucun point d'arrêt, c'est qu'elle n'a jamais quitté la privation. La survie augmentée n'est pas sortie du besoin : elle est le besoin enrichi, meublé, et c'est pour cela qu'elle ne connaît pas de plafond.

II D'où elle vient

L'image vient des guerres de l'opium, où la Grande-Bretagne imposa par les armes à la Chine le commerce d'une drogue : le marché ouvert de force, et une dépendance à la place d'un besoin. La notion de survie augmentée a été posée à la thèse 40 ; la thèse 43 montrait le travailleur transformé en consommateur, et celle-ci dit ce qu'on lui fait consommer.

III Ce qu'elle ouvre

La thèse 45 montrera que la même contradiction oblige l'économie à inventer du travail là où la technique le supprime. La thèse 47 nommera la nouvelle privation logée dans la survie augmentée, et la thèse 51 les pseudo-besoins qu'il faut fabriquer sans fin.

Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier cyclique, avec 30 autres.

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