Thèse 45 · chapitre II, La marchandise comme spectacle
Thèse 45 de La Société du spectacle
L'automation, ou le travail qu'il faut conserver
Pas de citation sur cette page : ouvrez votre livre à la thèse 45.
I Ce qu'elle pose
L'automation résume la pente de l'industrie moderne, et elle en expose la contradiction. Une technique qui rend le travail superflu menace la marchandise à sa source, puisque celle-ci ne naît que du travail vendu. Il faut donc que les gains de productivité ne se traduisent pas en temps libéré pour la société : on crée des emplois nouveaux. Les services, le secteur dit tertiaire, en sont le réservoir. Debord les décrit comme l'arrière d'une armée, une longue chaîne de ravitaillement chargée de distribuer et de vanter les produits, et qui trouve sa justification dans le caractère artificiel des besoins qu'elle entretient.
II D'où elle vient
L'idée que la valeur ne vient que du travail vivant, et que la machine la menace en le remplaçant, est celle de Marx. Debord la rattache à la survie augmentée de la thèse 44, dont il décrit ici le coût : une société capable de travailler moins organise au contraire l'extension du travail, en inventant les postes qui vendront ce qu'elle produit.
III Ce qu'elle ouvre
La thèse 46 remonte à la racine du mécanisme, la valeur d'échange qui a pris le pas sur l'usage. Le temps de travail que l'économie refuse de libérer sera l'objet du chapitre VI, à partir de la thèse 147, où le temps-marchandise se décompte en intervalles égaux.
Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier surréalisme, avec 12 autres.
Sur la Place publique les fils des lecteurs sur ce texte