Thèse 150 · chapitre VI, Le temps spectaculaire
Thèse 150 de La Société du spectacle
Pourquoi le moderne retrouve les cycles anciens
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I Ce qu'elle pose
Paradoxe apparent : l'économie la plus développée ramène un rythme qui ressemble à celui des sociétés paysannes. La raison tient à la survie. Le vécu quotidien reste soumis à une contrainte qu'il n'a pas choisie ; seulement, ce n'est plus la nature qui commande, c'est une seconde nature, celle que produit le travail aliéné. Une vie qui obéit à une force extérieure retrouve logiquement la forme du retour. Le temps pseudo-cyclique s'appuie donc sur ce qui reste des cycles naturels et en fabrique d'autres sur leur modèle : l'alternance de l'activité et du sommeil, la semaine de travail et son jour de repos, les congés qui reviennent chaque année.
II D'où elle vient
La survie augmentée est le concept de la thèse 44 : une consommation qui grandit sans jamais cesser de contenir la privation. La pseudo-nature fait écho au chapitre I, où l'économie autonome apparaît comme une puissance aussi étrangère aux hommes que l'était la nature. Le vieux rythme cyclique est celui que le chapitre V avait décrit, aux thèses 126 et 127, pour les sociétés d'avant l'histoire.
III Ce qu'elle ouvre
La thèse 151 dira que l'industrie a refait ce temps et le vend comme un produit ; la 155 opposera le cycle ancien, accordé au travail réel, au pseudo-cycle qui contredit le temps irréversible né de la production. La 160 reviendra sur la part biologique du temps que la production néglige.
Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier cyclique, avec 30 autres.
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