Thèse 50 · chapitre II, La marchandise comme spectacle
Thèse 50 de La Société du spectacle
Le capital sort de l'ombre et s'étale
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I Ce qu'elle pose
Au moment de l'abondance, ce que le travail social a produit de plus concentré, le capital, cesse d'être caché. Il devient apparence, et soumet toute la réalité à cette apparence, qui est désormais son œuvre. Le capital n'est plus un foyer invisible commandant la production de loin : en s'accumulant, il se répand jusqu'aux bords de la société, dans des objets qu'on touche et qu'on voit. La société entière, dans toute son étendue, lui ressemble ; elle est son image.
II D'où elle vient
La thèse développe la thèse 34, qui fermait le premier chapitre sur le capital devenu image, et la thèse 41, où la domination marchande était d'abord occulte. Le passage de l'invisible au visible est aussi celui de la thèse 36, où le suprasensible se faisait sensible. La thèse 49, juste avant, identifiait le spectacle à l'argent ; celle-ci dit que le capital n'a plus besoin d'être abstrait pour régner.
III Ce qu'elle ouvre
La thèse 51 tire la conséquence paradoxale de cette victoire visible : l'économie qui se montre partout commence à perdre sa force. Le chapitre VII, sur l'aménagement du territoire, décrira la forme la plus concrète de ce portrait, l'espace urbain refait à l'image du capital (thèse 165).
Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier capital, avec 52 autres.
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