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Thèse 53 · chapitre II, La marchandise comme spectacle

Thèse 53 de La Société du spectacle

Deux issues : l'abolition des classes ou le spectacle

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I Ce qu'elle pose

Le chapitre finit sur une alternative. D'un côté, un projet où la conscience et le désir ne font qu'un, le désir se sachant lui-même et la conscience voulant sa propre réalisation. Ce projet se dit d'abord par ce qu'il refuse : la fin des classes, c'est-à-dire des travailleurs qui décident eux-mêmes de chaque moment de ce qu'ils font. De l'autre côté, son exact contraire, le spectacle devenu société : la marchandise n'y a plus d'autre spectatrice qu'elle-même et se regarde dans le monde qu'elle a façonné.

II D'où elle vient

Le chiasme de la conscience et du désir est une figure fréquente chez Debord, comme chez le jeune Marx. La maîtrise directe des travailleurs sur leur activité annonce la théorie des conseils ouvriers, que la revue a défendue et que le chapitre IV reprendra. La marchandise qui se contemple ramène à la thèse 34 : le capital devenu image n'a plus que lui-même à voir.

III Ce qu'elle ouvre

Le chapitre III examinera la face politique du spectacle, son unité et ses divisions (thèse 54). Le projet révolutionnaire esquissé ici sera développé au chapitre IV, jusqu'au pouvoir des conseils de la thèse 116 ; la contemplation sera reprise au chapitre IX, à la thèse 216.

Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier conseils, avec 42 autres.

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