Thèse 51 · chapitre II, La marchandise comme spectacle
Thèse 51 de La Société du spectacle
La victoire de l'économie prépare sa défaite
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I Ce qu'elle pose
Tournant du chapitre : jusqu'ici l'économie gagnait, désormais sa victoire se retourne. En déchaînant les forces productives, elle abolit la nécessité matérielle sur laquelle toutes les sociétés passées reposaient. Mais elle lui substitue une nécessité à elle, celle d'une croissance sans fin, et ne peut plus répondre aux besoins élémentaires qu'en produisant sans cesse des besoins factices, qui se réduisent tous à un seul : que son règne continue. Elle s'éloigne ainsi pour toujours du besoin réel, au moment même où elle cesse d'agir dans l'ombre. La thèse se clôt sur une citation de Freud : ce qui est devenu conscient s'use, et ce qui était inconscient, une fois délivré, pourrait bien s'effondrer à son tour.
II D'où elle vient
La thèse reprend la survie augmentée des thèses 40 et 44, et le renversement de la valeur d'échange décrit à la thèse 46. Le passage de l'occulte au manifeste vient des thèses 41 et 50. Freud est cité et nommé : Debord transpose au rapport entre la société et son économie ce que la psychanalyse dit de l'inconscient.
III Ce qu'elle ouvre
La thèse 52 poursuit la comparaison freudienne jusqu'à sa conséquence politique : si l'économie a perdu son pouvoir d'être ignorée, un sujet peut prendre sa place. La critique des pseudo-besoins reviendra aux thèses 68 et 69, sur la marchandise qui promet ce qu'elle ne tient pas.
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