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Thèse 63 · chapitre III, Unité et division dans l'apparence

Thèse 63 de La Société du spectacle

Sous les oppositions, une même misère

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I Ce qu'elle pose

La thèse donne la clé des affrontements décrits jusque-là : ce qui les unit, c'est la misère qu'ils recouvrent. Si des variantes d'une seule aliénation peuvent se combattre en se présentant chacune comme le choix de tout, c'est qu'elles reposent toutes sur des contradictions réelles qu'elles ont dû étouffer. Puis vient la distinction qui fera la célébrité du chapitre : selon le degré de misère qu'il doit à la fois nier et entretenir, le spectacle prend une forme concentrée ou une forme diffuse. Dans l'une comme dans l'autre, il reste une image de bonheur unifié, posée au milieu de la désolation comme l'œil calme d'une tempête.

II D'où elle vient

Elle ramasse les thèses 55 à 62, les luttes de pouvoirs, la division mondiale des tâches, les vedettes, les faux choix, et nomme ce qu'elles avaient en commun. Le vocabulaire de l'aliénation et de la misère est celui du jeune Marx, que le chapitre II avait déjà mobilisé ; la nouveauté est de faire dépendre la forme du spectacle du niveau de développement qu'il doit masquer.

III Ce qu'elle ouvre

Les deux thèses suivantes développent la distinction : la 64 pour le concentré, lié à la bureaucratie et à la police, la 65 pour le diffus, lié à l'abondance. La thèse 69 reviendra à cette image d'une société heureusement unifiée, cette fois du côté de la consommation, pour montrer qu'elle ne dure jamais.

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