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Thèse 135 · chapitre V, Temps et histoire

Thèse 135 de La Société du spectacle

Après les cités, des religions à demi historiques

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I Ce qu'elle pose

Thèse de transition. Quand disparaissent les conditions locales qui avaient permis aux cités grecques de penser l'histoire, cette pensée recule en Occident ; mais on ne revient pas pour autant aux anciens mythes. Dans les chocs entre peuples autour de la Méditerranée, dans la montée puis la chute de Rome, se forment des religions d'un type nouveau, qui tiennent de l'histoire sans y consentir tout à fait. Elles deviennent à la fois la forme principale de la conscience du temps et la protection du pouvoir séparé, qui y trouve une cuirasse neuve.

II D'où elle vient

Elle ferme la séquence grecque ouverte à la thèse 133 et reprend le motif de la 132, où les religions étaient ce qui restait des empires d'Orient. L'idée que la conscience religieuse accompagne et masque le pouvoir est celle de l'idéologie au sens de Marx, déjà mobilisée au chapitre I, thèse 20, sur la religion et le spectacle.

III Ce qu'elle ouvre

La thèse 136 dira en quoi ces religions monothéistes sont un compromis entre mythe et histoire ; la 137 suivra le moyen âge chrétien où ce compromis se fissure.

Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier cyclique, avec 30 autres.

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