Thèse 144 · chapitre V, Temps et histoire
Thèse 144 de La Société du spectacle
La République revient au calendrier chrétien
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I Ce qu'elle pose
Au pouvoir, la bourgeoisie présente d'abord son temps comme un commencement absolu : l'an I républicain. Sous le costume romain de la liberté générale, qui a balayé les derniers restes de l'ordre mythique et des règles traditionnelles, se laissait voir ce qu'elle voulait vraiment, la liberté du commerce. Une fois son règne établi, la société marchande doit refaire la passivité qu'elle avait dû secouer ; elle trouve dans le christianisme l'appui qui lui convient. Le compromis se voit jusque dans les dates : le calendrier révolutionnaire abandonné, le temps bourgeois reprend la suite de l'ère chrétienne.
II D'où elle vient
La thèse cite Le Capital, que le texte nomme : Marx y dit que le christianisme, culte de l'homme abstrait, est la religion qui convient le mieux à une société de producteurs de marchandises. L'habit romain rappelle l'analyse de la Révolution dans Le 18 Brumaire ; Debord ne la nomme pas. La religion comme compromis prolonge la thèse 136.
III Ce qu'elle ouvre
La thèse 145 élargit au monde entier ce temps bourgeois unifié ; la 146 dira qu'il n'est, sous son air universel, qu'un temps particulier. La passivité reconstruite annonce la contemplation spectaculaire.
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