Thèse 146 · chapitre V, Temps et histoire
Thèse 146 de La Société du spectacle
Le temps général n'est qu'un intérêt particulier
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I Ce qu'elle pose
Dernière thèse du chapitre, et la plus courte. Ce temps irréversible que la production impose sert d'abord à mesurer les marchandises. Il se donne partout pour le temps commun de la société, celui qui vaudrait pour tous ; mais il n'exprime que les intérêts spécialisés qui l'ont fait. Sous son allure universelle, c'est un temps partiel, celui d'une classe et d'une activité. La thèse précise donc la précédente : l'unification mondiale ne produit pas un temps partagé, elle étend partout le temps d'une partie.
II D'où elle vient
Elle ramasse le chapitre : le temps possédé par une minorité, depuis les maîtres de la thèse 128, se retrouve à la fin sous la forme la plus abstraite. Le couple du général et du particulier est celui de la critique de l'État par le jeune Marx, où l'intérêt d'une classe se présente comme intérêt commun ; le texte ne le dit pas, mais la structure est la même.
III Ce qu'elle ouvre
Le chapitre VI part de là. La thèse 147 analysera ce temps de mesure comme temps-marchandise, les thèses 148 et suivantes le temps pseudo-cyclique de la consommation. La question posée ici, à qui appartient le temps, est celle que la thèse 163 reprendra pour conclure.
Sur la Place publique les fils des lecteurs sur ce texte