Thèse 139 · chapitre V, Temps et histoire
Thèse 139 de La Société du spectacle
La Renaissance, fête brève du temps qui passe
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I Ce qu'elle pose
La Renaissance s'approprie une vie historique neuve en se donnant l'Antiquité pour ancêtre et pour titre. Elle rompt gaiement avec l'éternité : son temps est celui d'un savoir qui s'accumule sans fin. L'expérience des cités libres et de ce qui les détruit permet à Machiavel de raisonner à nouveau sur le pouvoir, sans le sacré, et de dire ce que l'État tait. Dans les villes italiennes et leurs fêtes, on goûte le temps comme plaisir de passer. Mais ce plaisir ne pouvait lui-même que passer, et l'époque le savait : sa poésie est l'éloge d'une fête qui se sait courte.
II D'où elle vient
La thèse reprend le raisonnement sur le pouvoir de la thèse 134 : Machiavel continue les Grecs. Elle nomme l'historien Jacob Burckhardt et cite une chanson de Laurent de Médicis sur la jeunesse qui fuit. La fête comme usage qualitatif du temps rattache la thèse aux intérêts constants des situationnistes pour le jeu et la fête.
III Ce qu'elle ouvre
La thèse 140 montrera la monarchie absolue refermant ce moment, en monopolisant la vie historique. Le motif de la fête reviendra au chapitre VI : la thèse 154 dira que l'époque spectaculaire est sans fête.
Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier baroque, avec 7 autres.
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