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Thèse 145 · chapitre V, Temps et histoire

Thèse 145 de La Société du spectacle

Un seul temps pour la planète, celui du marché

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I Ce qu'elle pose

Le capitalisme unifie le temps irréversible à l'échelle mondiale. L'histoire universelle, jusqu'ici idée de philosophe, devient un fait : tous les pays sont pris dans le même développement. Mais une histoire partout identique reste une façon de refuser l'histoire du dedans. Ce qui s'étend sur la terre entière est le temps productif, découpé en morceaux égaux et abstraits, si bien que c'est une seule et même journée qui vaut d'un bout à l'autre du globe. Ce temps devenu unique se confond avec le marché planétaire et, du même mouvement, avec un spectacle à l'échelle du globe.

II D'où elle vient

La thèse rappelle l'idée, qu'on trouve chez Marx et Engels, que l'histoire ne devient mondiale qu'avec le marché mondial ; le texte ne cite pas. Ce refus de l'histoire au sein de l'histoire prolonge le bilan de la thèse 143. Les fragments égaux du temps de production reprennent la thèse 142 sur le temps des choses.

III Ce qu'elle ouvre

La thèse 146 ferme le chapitre en montrant que ce temps universel n'est qu'un temps particulier. Le spectacle mondial nommé ici ouvre le chapitre VI : la 147 définira le temps-marchandise, et le chapitre III avait déjà décrit, thèse 57, le spectacle qui domine jusqu'aux régions sous-développées.

Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier capital, avec 52 autres.

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