Thèse 137 · chapitre V, Temps et histoire
Thèse 137 de La Société du spectacle
Le moyen âge, cycle rongé par l'irréversible
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I Ce qu'elle pose
Monde mythique qui plaçait sa perfection au-dehors, le moyen âge voit le cycle, qui règle encore l'essentiel de la production, attaqué pour de bon par l'histoire. Chacun se voit reconnaître un temps personnel qui ne revient pas : les âges de la vie, l'existence comme route, dont le pèlerin est la figure. L'histoire vécue reste l'affaire des luttes de pouvoir, mais ce pouvoir est émietté entre Église, royaumes, fiefs et communes, sous le temps unique de l'ère chrétienne. Sous cette mosaïque avance un autre temps, que personne ne voit encore : celui des marchands, des villes, des voyages de commerce, qui défait l'ordre mythique du monde.
II D'où elle vient
La thèse applique le schéma de la 136 à une époque précise. Elle cite, en le nommant, un passage de L'Idéologie allemande de Marx et Engels sur la féodalité issue de la conquête, auquel Debord ajoute la langue religieuse parmi les forces productives. L'échec des Croisades comme fin de la grande entreprise officielle est dans le texte.
III Ce qu'elle ouvre
La thèse 138 décrira la conscience de l'ordre ancien devant cet irréversible qui monte, et la révolte paysanne. Le temps bourgeois caché ici sous la surface éclatera aux thèses 140 et 141.
Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier cyclique, avec 30 autres.
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