Thèse 148 · chapitre VI, Le temps spectaculaire
Thèse 148 de La Société du spectacle
Le revers consommable du temps de l'usine
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I Ce qu'elle pose
Une phrase unique, qui nomme le concept central du chapitre. Le temps mesuré de la production ne reste pas enfermé dans l'atelier : il a une seconde face, tournée vers la vie hors du travail, et cette face-là se vend. Ce que l'on consomme le soir, le dimanche ou l'été n'est pas un autre temps que celui du travail ; c'en est le complément, fabriqué à partir de lui. Debord le baptise pseudo-cyclique : il revient avec la régularité d'un cycle, mais ce retour est produit, non vécu. Et il reste le temps d'un développement humain qui n'a pas lieu.
II D'où elle vient
La thèse 147 venait de décrire le temps-marchandise comme l'inverse d'un champ de développement humain ; celle-ci en tire la conséquence du côté de la consommation. Le mot cyclique renvoie au chapitre V, où les thèses 126 et 127 décrivaient le temps circulaire des sociétés agraires et nomades. Le préfixe dit la différence : ce n'est plus la nature qui ramène les saisons, c'est une production déterminée qui les imite.
III Ce qu'elle ouvre
Les thèses 149 à 151 vont décomposer ce temps pseudo-cyclique : ce qu'il garde de la marchandise, ce qu'il emprunte aux vieux rythmes naturels, ce que l'industrie en fait. La 153 le rebaptisera temps spectaculaire.
Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier cyclique, avec 30 autres.
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