Thèse 164 · chapitre VI, Le temps spectaculaire
Thèse 164 de La Société du spectacle
Du rêve du temps à sa conscience
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I Ce qu'elle pose
Une phrase, qui clôt le chapitre sur le temps. Ce que la thèse 163 appelait un projet existe déjà sous une forme : celle du rêve. La société a l'image d'un autre temps, que le spectacle lui-même entretient quand il vend ses loisirs comme une vie véritable. Ce qui manque n'est pas le désir, c'est la conscience qui permettrait de le réaliser. Le chapitre s'achève donc sur un écart à combler, et non sur un constat de défaite : l'époque a déjà ce qu'il lui faut, à l'état de songe.
II D'où elle vient
La phrase détourne une lettre de Marx à Ruge, écrite en 1843, où il affirmait que le monde rêve depuis longtemps d'une chose dont il n'a qu'à prendre conscience pour la posséder. Le détournement est d'autant plus visible que le chapitre VIII s'ouvre sur une lettre de Ruge à Marx de la même année. Dans le livre, la thèse répond à la thèse 158 : la fausse conscience du temps appelle une conscience vraie.
III Ce qu'elle ouvre
Le chapitre VII passe du temps à l'espace à la thèse 165 ; la question de la conscience reviendra au chapitre IX, où le spectacle est l'idéologie matérialisée, et la dernière thèse, la 221, dira ce que suppose l'émancipation.
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