Thèse 162 · chapitre VI, Le temps spectaculaire
Thèse 162 de La Société du spectacle
Ce qui reste durable sous les modes
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I Ce qu'elle pose
Une thèse brève, qui déplace le regard. Le temps pseudo-cyclique se donne à contempler comme une succession de modes qui se chassent les unes les autres et se recombinent sans cesse. Tout cela est surface. Ce qui fait réellement le style d'une époque, sa forme profonde, se trouve ailleurs : dans ce qui tend, qu'on le sache ou non, vers la transformation révolutionnaire. Cette orientation est à la fois manifeste pour qui sait voir et cachée par l'agitation des nouveautés. Le chapitre sur le temps spectaculaire se retourne ici vers son dehors.
II D'où elle vient
La thèse répond à la thèse 156 : la consommation ne connaît que le retour du même, et la nouveauté des modes n'en est que l'apparence. Elle suppose aussi le chapitre IV, qui fait du prolétariat le sujet possible de l'histoire. L'idée que l'art et la culture d'une époque valent par ce qu'ils annoncent de sa négation sera développée au chapitre VIII.
III Ce qu'elle ouvre
La thèse 163 décrit le projet vers lequel ce grand style est orienté, un temps historique généralisé ; la 164 ferme le chapitre. Au chapitre VIII, les thèses 190 et 191 liront l'art moderne comme le style d'une culture qui se nie.
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