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Thèse 16 · chapitre I, La séparation achevée

Thèse 16 de La Société du spectacle

Une domination qui double celle de l'économie

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I Ce qu'elle pose

La thèse fixe l'ordre des causes. Le spectacle ne soumet pas les hommes par ses propres moyens, par une force de séduction qui viendrait des images : il ne tient que là où l'économie les tient déjà. Il est, sous un autre nom, l'économie devenue sa propre fin. D'où la dernière phrase, construite en chiasme : il montre avec exactitude la production des objets, mais il rend une image fausse de ceux qui les produisent. Les choses y paraissent telles qu'elles sont ; les hommes, jamais.

II D'où elle vient

La thèse 14 avait posé que le développement sans but était la loi du spectacle ; celle-ci dit à qui ce développement appartient. La dissymétrie entre les choses fidèlement rendues et les producteurs trahis prolonge ce que Marx appelait le fétichisme de la marchandise, dans le premier chapitre du Capital : des rapports entre personnes qui prennent l'apparence de rapports entre objets.

III Ce qu'elle ouvre

La thèse 17 décrira comment cette soumission s'est approfondie, de l'être à l'avoir puis au paraître. La thèse 32 reprendra l'économie qui se meut pour elle-même, et la thèse 36 nommera le fétichisme, qui s'accomplit dans le spectacle.

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