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Thèse 23 · chapitre I, La séparation achevée

Thèse 23 de La Société du spectacle

La racine la plus ancienne du plus moderne

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I Ce qu'elle pose

Après la cause générale, la cause historique. À l'origine du spectacle, la thèse place la première de toutes les divisions du travail : celle qui a réservé à quelques-uns l'exercice du pouvoir. Le spectacle est donc une spécialité, une activité que certains exercent au nom de tous les autres. Debord la décrit comme une ambassade que la société hiérarchique s'envoie à elle-même, et dans cette ambassade personne d'autre n'a la parole. La dernière phrase retourne la nouveauté du phénomène : sa forme technique est récente, son principe remonte aux premiers maîtres.

II D'où elle vient

Elle précise la thèse 22 : la contradiction interne qui laisse la puissance sociale se détacher, c'est la hiérarchie. Elle reprend aussi la thèse 18, où toute représentation devenue indépendante reconstituait le spectacle. Le terme de spécialisation vient du vocabulaire de la division du travail, et le livre l'emploie ici sans nommer d'auteur.

III Ce qu'elle ouvre

La thèse 24 décrira ce que dit cette parole unique : un monologue élogieux. La thèse 25 retracera l'histoire de cette spécialisation par le sacré et le mythe. Et le chapitre IV verra la même spécialisation renaître dans les organisations qui prétendaient la combattre.

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