Thèse 27 · chapitre I, La séparation achevée
Thèse 27 de La Société du spectacle
Le loisir n'est pas une liberté
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I Ce qu'elle pose
La thèse s'attaque à la promesse de la société d'abondance : moins de travail, plus de temps libre. Là où les sociétés anciennes centraient l'expérience de la vie sur une tâche principale, le système le plus développé la déplace vers le temps où l'on ne produit pas. Mais ce temps n'échappe pas à la production. Il en dépend, il en admire les résultats et en redoute les exigences ; il est lui-même fabriqué par elle. Debord en tire une règle : il n'est de liberté que dans l'activité. Un loisir passé à contempler ce qu'on a produit sans le décider ne rend rien de ce que le travail a pris.
II D'où elle vient
Elle continue la thèse 26 : le travailleur séparé de son produit a perdu le point de vue d'ensemble sur son activité. La thèse 27 montre qu'on ne retrouve pas ce point de vue en sortant de l'atelier. Elle vise les discours de l'époque sur la réduction du temps de travail et la croissance des loisirs, et elle répond d'avance à ceux qui y voyaient une émancipation.
III Ce qu'elle ouvre
La thèse 43 montrera l'humanisme de la marchandise prenant en charge les loisirs du travailleur, et le chapitre VI fera du loisir organisé un temps spectaculaire, à partir de la thèse 152. L'idée qu'aucune liberté n'existe hors de l'activité commande la fin du livre et la place que Debord donne aux conseils.
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