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Thèse 7 · chapitre I, La séparation achevée

Thèse 7 de La Société du spectacle

La coupure appartient au monde qu'elle coupe

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I Ce qu'elle pose

Après avoir décrit le spectacle comme un monde à part, Debord corrige ce que cette image pourrait laisser croire. La séparation n'est pas une frontière entre la vie réelle et un dehors d'images : c'est la même activité sociale, prise comme un tout, qui s'est divisée en deux. Le spectacle a donc beau se dresser face à la pratique des hommes, il reste contenu en elle. Ce qui change tout, c'est la blessure : une totalité fendue se voit elle-même à l'envers, et prend son reflet pour sa fin. Les signes qu'il fait circuler sont ceux de la production dominante, et ils en sont aussi le terme.

II D'où elle vient

La thèse reprend les thèses 2 et 3, qui présentaient le spectacle comme un pseudo-monde autonome et comme un secteur séparé, et elle les ramène à l'unité d'où ils sortent. Le mot praxis, pris à la tradition marxiste, dit que la société est d'abord ce que les hommes font ensemble ; le spectacle n'en est pas l'autre, il en est une moitié arrachée. C'est la position de méthode du chapitre : on ne sort pas du tout pour le critiquer.

III Ce qu'elle ouvre

La thèse 8 poussera l'argument jusqu'au dédoublement du dédoublement : chaque côté passe dans l'autre. La dernière phrase, sur les signes qui sont à la fois moyens et but de la production, prépare la tautologie de la thèse 13 et le développement sans fin de la thèse 14.

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