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Thèse 4 · chapitre I, La séparation achevée

Thèse 4 de La Société du spectacle

« Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images. »

Guy Debord, La Société du spectacle (1967), thèse 4. Texte de l'édition Gallimard, 1992, repris en Folio.

I Ce qu'elle pose

La définition la plus citée du livre — souvent sans la lire jusqu'au bout. Le spectacle n'est pas les images : on ne le comprendrait pas en analysant la télévision, la publicité ou le cinéma. C'est un rapport entre des personnes, comme le travail ou l'échange sont des rapports entre des personnes ; simplement, ce rapport passe par des images. La critique du spectacle n'est donc pas une critique des médias, mais une critique de la société.

II D'où elle vient

Dans Le Capital, Marx dit du capital qu'il n'est pas une chose mais une relation sociale entre personnes, qui s'établit par l'intermédiaire de choses. Debord garde la structure et change le dernier terme : les choses deviennent des images. La définition du spectacle est un détournement de celle du capital, ce qui prépare la thèse 34.

III Ce qu'elle ouvre

Toute lecture qui réduit le spectacle aux écrans manque cette thèse. Les thèses 5 et 6 en tirent les conséquences : le spectacle est une conception du monde qui a pris corps, et le patron d'existence que la société donne pour normal.

Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier marchandise, avec 79 autres.

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