Thèse 181 · chapitre VIII, La négation et la consommation dans la culture
Thèse 181 de La Société du spectacle
Pourquoi l'innovation gagne toujours, et ce qui la porte
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I Ce qu'elle pose
Dans toute culture qui a une histoire, l'ancien et le nouveau se disputent la place, et ce conflit est son moteur. Debord soutient que ce combat n'est pas égal : il ne se prolonge que si le nouveau l'emporte chaque fois, faute de quoi la culture cesse d'avoir une histoire. Mais le nouveau ne vient pas de l'art lui-même. Il vient du mouvement de la société entière, qui, lorsqu'il se comprend comme un tout, finit par remettre en cause les conditions culturelles d'où il est parti et vise l'abolition de toute sphère à part.
II D'où elle vient
La thèse 180 avait défini la culture comme une sphère séparée condamnée à se nier. Celle-ci donne le ressort de cette négation : l'innovation, qui semble interne à l'art, est en réalité importée de l'histoire générale. On y reconnaît l'idée, courante chez Marx, que les formes de conscience n'ont pas d'histoire autonome, appliquée ici au goût du neuf dans les arts.
III Ce qu'elle ouvre
La thèse 182 montrera le même mouvement du côté des connaissances, avec la critique de la religion pour point de départ. La 184 dira que cette marche aboutit à deux fins opposées, le dépassement ou la conservation, et la 190 que l'avant-garde, poussée au bout, se confond avec la disparition de l'art.
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