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Thèse 211 · chapitre VIII, La négation et la consommation dans la culture

Thèse 211 de La Société du spectacle

« C’est cette critique théorique unifiée qui va seule à la rencontre de la pratique sociale unifiée. »

Guy Debord, La Société du spectacle (1967), thèse 211. Texte de l'édition Gallimard, 1992, repris en Folio.

I Ce qu'elle pose

La dernière thèse du chapitre VIII. Dans le langage de la contradiction, la critique de la culture se présente unifiée : en tant qu'elle domine la totalité de la culture — sa connaissance comme sa poésie — et en tant qu'elle ne se sépare plus de la critique de la totalité sociale. C'est cette critique théorique unifiée qui va seule à la rencontre de la pratique sociale unifiée. La théorie qui ne critiquerait que l'art, ou que l'économie, ou que la politique, resterait une spécialité de plus ; la seule qui puisse rejoindre une pratique totale est celle qui embrasse tout — et le livre entier a voulu être cela.

II D'où elle vient

« Critique unitaire » était le mot de la thèse 121 pour l'organisation révolutionnaire ; « unifiée » est le même programme pour la théorie. L'exigence de totalité vient de Lukács — la totalité comme catégorie centrale du marxisme — et elle fonde l'architecture du livre, qui passe de l'économie au temps, à l'espace et à la culture sans changer de méthode.

III Ce qu'elle ouvre

Le chapitre IX, thèses 212 à 221, dit ce que devient une théorie qui n'a plus de pratique : une idéologie, et l'idéologie matérialisée est le spectacle même. La thèse 221, la dernière, donnera la tâche de l'époque.

Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier unité, avec 22 autres.

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