Thèse 193 · chapitre VIII, La négation et la consommation dans la culture
Thèse 193 de La Société du spectacle
Quand le savoir devient la première industrie
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I Ce qu'elle pose
La culture est déjà une marchandise ; Debord annonce qu'elle va devenir la marchandise principale, celle qui entraîne toutes les autres. Il s'appuie sur un adversaire, Clark Kerr, qu'il range parmi les idéologues les plus lucides de cette évolution : Kerr mesurait la part énorme que la production et la diffusion des connaissances prenaient déjà dans l'économie américaine, et prédisait qu'elles tiendraient au XX<sup>e</sup> siècle finissant la place qu'avaient eue l'automobile puis, avant elle, le chemin de fer. Debord ne conteste pas le calcul ; il en tire que l'université et la culture entrent dans le cycle de la marchandise.
II D'où elle vient
Clark Kerr présidait alors l'université de Californie, dont le campus de Berkeley avait connu en 1964 la révolte du Free Speech Movement. La marchandise vedette reprend le vocabulaire de la vedette des thèses 60 à 64, étendu ici d'une personne à un secteur. La thèse suit directement la 192, où la culture congelée se consomme.
III Ce qu'elle ouvre
Les thèses 194 et 195 diront ce que devient la pensée quand elle est produite comme marchandise du spectacle ; la thèse 196 examinera les deux branches de cette production, la sociologie et le structuralisme.
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