Thèse 196 · chapitre VIII, La négation et la consommation dans la culture
Thèse 196 de La Société du spectacle
Deux pensées soumises : la sociologie et le structuralisme
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I Ce qu'elle pose
À mesure que le système se perfectionne et rencontre des difficultés nouvelles, la pensée spécialisée qui le sert se partage le travail. D'un côté, la sociologie moderne fait une critique spectaculaire du spectacle : elle étudie la séparation, mais avec des outils eux-mêmes séparés. De l'autre, les disciplines sur lesquelles repose le structuralisme font l'éloge du système en refusant de penser l'histoire. Les deux semblent opposées, l'une inquiète, l'autre satisfaite, mais leur pessimisme et leur optimisme sont faux au même titre : ce sont deux manières d'une pensée qui obéit.
II D'où elle vient
La division des tâches reprend, dans la pensée, la division du travail qui organise tout le livre depuis le chapitre I. La critique spectaculaire du spectacle rappelle la thèse 9 : le vrai devient un moment du faux. La thèse 194 avait posé la science de la fausse conscience ; celle-ci en distingue les deux versants.
III Ce qu'elle ouvre
Le premier versant est traité aux thèses 197 à 200, avec la sociologie américaine et Boorstin ; le second aux thèses 201 et 202, contre le structuralisme. La 203 dira que le concept de spectacle lui-même peut tomber dans la même soumission.
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