Thèse 119 · chapitre IV, Le prolétariat comme sujet et comme représentation
Thèse 119 de La Société du spectacle
Une organisation qui sait ne pas représenter
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I Ce qu'elle pose
Avant que les conseils existent, il faut bien une organisation révolutionnaire, et sa forme n'est pas donnée d'avance : elle se trouvera dans la lutte. Mais tout le chapitre lui a appris une chose, qu'elle sait avant même d'agir : elle ne parle pas au nom de la classe et ne doit jamais prétendre le faire. Sa seule définition légitime est négative. Elle se tient à l'écart d'un monde fondé sur la séparation, et cet écart est lui-même radical, puisqu'il refuse jusqu'à la séparation entre ceux qui dirigent et ceux qui sont dirigés.
II D'où elle vient
La thèse tire la leçon de toute l'histoire racontée depuis la thèse 95 : la social-démocratie et le bolchevisme sont morts d'avoir représenté la classe, jusqu'à se dresser contre elle (thèse 100). Elle se place après les thèses 116 à 118, qui ont nommé la forme que l'organisation prépare sans pouvoir la remplacer. La brièveté même de la thèse fait partie de son propos.
III Ce qu'elle ouvre
Les thèses 120 et 121 diront ce que cette organisation fait positivement : communiquer, rendre les luttes cohérentes, critiquer la société entière. La thèse 120 ajoutera qu'elle doit savoir disparaître au moment de la révolution. La revue reviendra sur la question de l'organisation dans son dernier numéro, en 1969.
Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier conseils, avec 42 autres.
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