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Thèse 113 · chapitre IV, Le prolétariat comme sujet et comme représentation

Thèse 113 de La Société du spectacle

Les bureaucraties et bourgeoisies du tiers-monde

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I Ce qu'elle pose

Démenti partout dans les pays industriels, le néo-léninisme trouve son terrain dans les pays nouvellement indépendants, où un socialisme d'État sert d'idéologie du développement aux classes dirigeantes locales. Debord en dresse une typologie : une bureaucratie née de la guerre paysanne et nationale, comme en Chine ; une bureaucratie sortie de l'armée, comme en Égypte ; en Algérie, une direction formée pendant la guerre qui cherche à se fondre avec une faible bourgeoisie ; en Afrique noire, une bourgeoisie artificielle qui tient l'État mais dépend de l'impérialisme, et gaspille au lieu d'accumuler. La conclusion retourne la réussite en échec : industrialiser, c'est fabriquer le prolétariat qui la contestera.

II D'où elle vient

La thèse applique la thèse 104, où la bureaucratie était une classe de remplacement de l'économie marchande propre au sous-développement. Elle reprend aussi la thèse 57 : le spectacle domine les régions pauvres avant même que leur base matérielle existe. Les exemples, Chine, Égypte, Algérie, Afrique noire, sont ceux que le texte nomme.

III Ce qu'elle ouvre

La thèse 114 revient aux pays industriels et redéfinit le prolétariat là où il est le plus nombreux ; la dernière phrase de celle-ci, sur le prolétariat qu'accumule toute industrialisation, lui prépare le terrain. La thèse 111 et celle-ci ensemble achèvent l'inventaire des pouvoirs séparés.

Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier bureaucratie, avec 29 autres.

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