Thèse 97 · chapitre IV, Le prolétariat comme sujet et comme représentation
Thèse 97 de La Société du spectacle
La guerre de 1914 et l'échec d'une éducation
Pas de citation sur cette page : ouvrez votre livre à la thèse 97.
I Ce qu'elle pose
La thèse 96 avait montré la contradiction de la social-démocratie : un parti révolutionnaire dans les mots, réformiste dans les faits, qui comptait sur une crise pour trancher à sa place. Celle-ci dit qui l'a vue et ce qui l'a tranchée. Bernstein l'a dite ouvertement, et le réformisme anglais l'a vécue sans théorie ; mais c'est l'histoire qui en a donné la preuve. La guerre et la défaite allemande ont montré deux fois que des décennies d'encadrement n'avaient pas fait des ouvriers des théoriciens : le parti s'est rangé derrière la guerre impérialiste, puis a écrasé les spartakistes. Le portrait d'Ebert qui ferme la thèse annonce déjà le socialisme comme discipline du travail.
II D'où elle vient
Bernstein revient depuis la thèse 79, où il reprochait à Marx son reste de dialectique hégélienne ; Debord lui reconnaît ici une franchise que les orthodoxes n'avaient pas. L'épisode allemand est nommé dans le texte : le ralliement du parti à la guerre, puis la répression de la révolte spartakiste dans la défaite, sous un gouvernement social-démocrate dont Ebert était la figure.
III Ce qu'elle ouvre
La devise prêtée à Ebert fait le pont vers la Russie : un socialisme qui se définit par l'effort productif est déjà celui de la bureaucratie des thèses 103 et 104. La thèse 100 tirera la leçon commune aux deux pays, et la thèse 101 donnera la parole à Rosa Luxemburg, témoin de l'écrasement.
Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier bureaucratie, avec 29 autres.
Sur la Place publique les fils des lecteurs sur ce texte