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Thèse 100 · chapitre IV, Le prolétariat comme sujet et comme représentation

Thèse 100 de La Société du spectacle

Quand ceux qui représentent se retournent contre la classe

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I Ce qu'elle pose

Thèse brève, charnière du chapitre. Elle réunit dans un même moment deux issues opposées en apparence : le bolchevisme vainqueur en Russie pour son propre compte, la social-démocratie victorieuse en Allemagne au service de l'ordre ancien. Ce qui naît là, achevé, c'est une situation où les organisations qui parlent au nom des ouvriers deviennent leurs adversaires. Debord place ce retournement au cœur même du spectacle moderne : la classe a désormais devant elle sa propre image, détachée d'elle et armée contre elle.

II D'où elle vient

Le titre du chapitre trouve ici son sens : le prolétariat comme sujet et comme représentation. La thèse rassemble les thèses 97 et 99, l'Allemagne et la Russie, et applique au mouvement ouvrier la loi posée au premier chapitre, où la représentation devenue indépendante reconstitue le spectacle (thèse 18). Le spectacle ne se borne pas aux images marchandes : il a aussi une histoire politique.

III Ce qu'elle ouvre

La thèse 101 en donnera un témoin de l'intérieur, Rosa Luxemburg à la veille de sa mort ; la thèse 102 décrira le parti bolchevik devenu propriétaire du prolétariat. La thèse 114 cherchera ce qui, du prolétariat, a survécu à cette dépossession.

Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier capital, avec 52 autres.

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