Thèse 123 · chapitre IV, Le prolétariat comme sujet et comme représentation
Thèse 123 de La Société du spectacle
Une révolution qui demande plus que la bourgeoise
Pas de citation sur cette page : ouvrez votre livre à la thèse 123.
I Ce qu'elle pose
La révolution prolétarienne dépend d'une condition sans précédent : que la théorie, comprise comme intelligence de la pratique humaine, soit reconnue et vécue par tous, non réservée à des spécialistes. Les ouvriers doivent devenir dialecticiens. C'est exiger beaucoup plus que la bourgeoisie n'exigeait de ses hommes compétents, parce que sa conscience partielle s'appuyait sur un domaine qu'elle tenait déjà, l'économie. Le prolétariat n'a pas un tel appui. Mais à mesure qu'une société divisée en classes aboutit au spectacle d'une vie qui n'en est plus une, elle rend visible ce que le projet révolutionnaire était depuis le début.
II D'où elle vient
La thèse reprend la thèse 88 : la bourgeoisie est parvenue au pouvoir comme classe de l'économie, le prolétariat ne le peut que comme classe de la conscience. Elle rejoint aussi la thèse 78, où la pratique du prolétariat devait être la conscience historique à l'échelle du monde, et la thèse 90, où connaissance et action devaient se fondre.
III Ce qu'elle ouvre
La thèse 124 ferme le chapitre en opposant théorie et idéologie révolutionnaires. Le chapitre V, qui s'ouvre ensuite sur le temps, reprendra la conscience historique comme ce que le spectacle confisque.
Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier religion, avec 25 autres.
Sur la Place publique les fils des lecteurs sur ce texte