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Thèse 122 · chapitre IV, Le prolétariat comme sujet et comme représentation

Thèse 122 de La Société du spectacle

Refuser toute la misère, ou rien

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I Ce qu'elle pose

Plus l'aliénation capitaliste s'étend à chaque domaine de la vie, plus il devient difficile aux travailleurs d'identifier leur misère et de lui donner un nom. Ils ne peuvent plus la combattre morceau par morceau, puisque chaque revendication partielle est absorbée : il ne reste que le refus de l'ensemble ou la soumission. L'organisation révolutionnaire en tire une règle pour elle-même. Elle ne peut pas lutter contre l'aliénation en adoptant des formes qui la reproduisent, hiérarchie, délégation, spectacle de soi. La fin et les moyens ne peuvent plus être séparés.

II D'où elle vient

La thèse reprend la fin de la thèse 114 : le prolétariat ne se reconnaît dans aucun tort particulier, seulement dans le tort d'être exclu de la vie. Elle prolonge la thèse 121, où les armes de l'organisation étaient l'essence des combattants. Le passé verbal de la phrase indique une leçon tirée de l'expérience décrite dans tout le chapitre.

III Ce qu'elle ouvre

La thèse 123 dira ce qu'exige alors la révolution : que la théorie elle-même soit vécue par les masses. La thèse 124, en une ligne, en tirera la conséquence pour toute idéologie révolutionnaire.

Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier conseils, avec 42 autres.

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