Thèse 74 · chapitre IV, Le prolétariat comme sujet et comme représentation
Thèse 74 de La Société du spectacle
Qui fait l'histoire quand plus rien n'est fixe
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I Ce qu'elle pose
Une fois l'ordre immobile dissous, les hommes n'ont plus le choix : pris dans le travail et dans les conflits qui font le temps, ils doivent regarder leurs rapports sans illusion, tels qu'ils sont. La thèse écarte ensuite une confusion. L'histoire n'a pas de but extérieur à ce qu'elle fait d'elle-même, et prendre la croissance de la production pour ce but est une métaphysique qui s'ignore — la dernière. Reste la question du sujet : ce ne peut être qu'un être vivant qui se produit, qui devient maître de son monde, et qui se sait en train de jouer la partie.
II D'où elle vient
Elle prolonge directement la thèse 73 : si tout absolu passe à l'état historique, il faut dire qui porte ce mouvement. Le regard désabusé que la modernité impose aux hommes sur leurs relations est une idée du Manifeste, où la bourgeoisie noie les illusions dans le calcul. Le sujet qui se produit lui-même et se possède dans la conscience vient de la tradition hégélienne, relue par Marx.
III Ce qu'elle ouvre
La mise en garde contre une histoire qui aurait la production pour objet prépare toute la critique du marxisme scientifique des thèses 80 à 84. Le sujet conscient de son jeu annonce la classe de la conscience de la thèse 88, et le jeu lui-même le temps vécu du chapitre V.
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