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Thèse 101 · chapitre IV, Le prolétariat comme sujet et comme représentation

Thèse 101 de La Société du spectacle

Rosa Luxemburg et la fin du combat à découvert

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I Ce qu'elle pose

Debord cite longuement Rosa Luxemburg, qui écrivait en décembre 1918 dans la Rote Fahne que les défenseurs de l'ordre ancien ne combattent plus sous leur propre drapeau mais sous celui d'un parti ouvrier. Il en fait une découverte théorique : quelques jours avant d'être anéanti, le courant radical allemand a compris la condition nouvelle de la lutte. L'ordre se défend par des apparences, et la question simple, capitalisme ou socialisme, ne peut plus être posée franchement. La représentation révolutionnaire est à la fois l'agent principal et le produit majeur de cette falsification générale.

II D'où elle vient

La citation est datée et signée dans le texte. La thèse reprend la thèse 100 et lui donne un témoin de l'intérieur ; le règne social des apparences renvoie aux premières thèses du livre, où le spectacle se définit comme affirmation de l'apparence. La destruction mentionnée ici est celle du courant radical allemand, écrasé en janvier 1919 avec l'assassinat de Luxemburg.

III Ce qu'elle ouvre

Le chapitre suivra désormais la falsification plus que la seule répression : les thèses 105 à 108 montreront le mensonge bureaucratique devenu système, jusqu'à la réécriture du passé. La thèse 121 demandera à l'organisation révolutionnaire de lutter sans cesse contre sa propre déformation par le spectacle, faute de quoi elle rejoint la représentation que Luxemburg dénonçait.

Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier bureaucratie, avec 29 autres.

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