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Thèse 107 · chapitre IV, Le prolétariat comme sujet et comme représentation

Thèse 107 de La Société du spectacle

Pourquoi la terreur frappe aussi les bureaucrates

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I Ce qu'elle pose

Puisque la bureaucratie ne possède la société que sous un titre qu'elle doit taire, aucun de ses membres n'a de droit personnel à faire valoir. S'il prouvait qu'il est prolétaire, il cesserait d'être bureaucrate ; qu'il est bureaucrate, cela ne peut se prouver, la classe étant officiellement inexistante. Chacun dépend donc d'une instance centrale qui décide qui en fait partie et qui doit être éliminé. La cohésion de la classe exige que sa violence se concentre en une personne : Staline trace et retrace la frontière, et c'est en lui que les bureaucrates dispersés trouvent leur seul titre commun.

II D'où elle vient

La thèse approfondit la thèse 106 : l'inexistence proclamée de la classe produit la terreur contre elle-même. La propriété collective et dissimulée avait été décrite au chapitre III, à la thèse 64, où le bureaucrate ne possède qu'en participant à la communauté bureaucratique. La citation finale, non attribuée dans le texte, vient de la figure hégélienne du maître du monde dans la Phénoménologie de l'esprit.

III Ce qu'elle ouvre

Le chef unique était déjà, au chapitre III, la vedette absolue du spectaculaire concentré, à laquelle chacun doit s'identifier (thèse 64) ; la thèse 107 en donne la raison de classe. La thèse 108 passera de la terreur à la mémoire, et la thèse 110 montrera ce que devient ce système quand la bureaucratie veut s'en défaire.

Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier vedette, avec 17 autres.

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