Thèse 110 · chapitre IV, Le prolétariat comme sujet et comme représentation
Thèse 110 de La Société du spectacle
La déstalinisation ne peut pas aller jusqu'au bout
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I Ce qu'elle pose
Une fois la propriété bourgeoise effacée, l'économie développée à son profit et son rang de grande puissance acquis, la bureaucratie russe voudrait jouir en paix de son monde et cesser d'être elle-même la cible de l'arbitraire. Elle condamne donc le stalinisme, mais d'une manière encore stalinienne : sans explication, et corrigée sans cesse, parce que le mensonge de son origine doit rester caché. Elle ne peut donc s'ouvrir ni en culture ni en politique : le monopole de l'idéologie lui tient lieu d'unique acte de propriété. Et l'abondance qu'elle veut égaler apporte avec elle une liberté de choix illusoire qu'elle ne peut admettre.
II D'où elle vient
La thèse vise la déstalinisation ouverte en 1956, sans la dater. Elle prolonge les thèses 106 à 108 : l'inexistence proclamée, la terreur, l'effacement du passé. L'idée que l'idéologie survit sans être crue, en gardant sa fonction de police, reprend la thèse 105. La rivalité avec l'Occident sur le terrain de la marchandise renvoie au chapitre III, où le spectaculaire diffus devait l'emporter.
III Ce qu'elle ouvre
La thèse 111 élargira la crise à l'échelle mondiale, avec la rupture entre Moscou et Pékin. Au chapitre III, la thèse 58 avait déjà annoncé que l'abondance marchande finit par franchir les barrières policières de toute bureaucratie.
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