Thèse 109 · chapitre IV, Le prolétariat comme sujet et comme représentation
Thèse 109 de La Société du spectacle
Le fascisme, état de siège du capitalisme
Pas de citation sur cette page : ouvrez votre livre à la thèse 109.
I Ce qu'elle pose
Entre les deux guerres, le mouvement ouvrier révolutionnaire a été détruit par deux forces conjuguées : la bureaucratie stalinienne et le fascisme, qui avait pris au parti russe sa forme d'organisation. Le fascisme défend par l'extrême l'économie bourgeoise menacée et impose une première intervention massive de l'État, rationalisation payée d'une déraison immense. Il reprend les valeurs conservatrices, rassemble petits-bourgeois et chômeurs, mais ne se présente pas comme une idéologie : c'est un mythe ressuscité, équipé des techniques les plus récentes. Trop coûteux pour durer, il devait laisser la place à des formes plus efficaces de l'ordre capitaliste.
II D'où elle vient
La thèse est le pendant occidental des thèses 103 à 108 : même époque, même effet sur le mouvement ouvrier, par une autre voie. L'État gérant de l'économie avait été annoncé à la thèse 87, où Marx sous-estimait ce rôle. Le fascisme entre ainsi parmi les puissances fondatrices du spectacle, à côté de la représentation ouvrière de la thèse 100.
III Ce qu'elle ouvre
La thèse 110 revient à la bureaucratie russe après la guerre ; la place laissée par le fascisme revient, dit la thèse, à des formes de l'ordre capitaliste plus rationnelles et plus solides, celles que décrivent les thèses 63 à 65. La thèse 114 fera le bilan de cette double destruction.
Sur le plan du corpus, ce texte est au quartier bureaucratie, avec 29 autres.
Sur la Place publique les fils des lecteurs sur ce texte