Thèse 115 · chapitre IV, Le prolétariat comme sujet et comme représentation
Thèse 115 de La Société du spectacle
Les signes d'une seconde offensive
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I Ce qu'elle pose
Dans les pays les plus riches se multiplient des refus que le spectacle ne comprend pas et déforme. Debord en conclut qu'une époque nouvelle commence : après l'échec du premier assaut ouvrier, c'est l'abondance capitaliste qui échoue à son tour. Il en voit deux faces : les grèves menées contre les syndicats et réprimées d'abord par eux, et la révolte encore confuse de la jeunesse, qui rejette d'un même geste la politique des spécialistes, l'art, et la vie de tous les jours. Ces conduites apparaissent d'abord comme des délits. L'image des briseurs de machines, appliquée aux objets de la consommation, en donne le sens.
II D'où elle vient
La thèse répond à la thèse 114 : le prolétariat existe encore, voici où il se manifeste. Le général Ludd est la figure légendaire dont se réclamaient les briseurs de métiers anglais du début du XIXe siècle ; Debord déplace la cible, des machines qui produisent vers les objets qu'on consomme. L'échec de l'abondance répond au chapitre II, où la marchandise promettait de tout combler.
III Ce qu'elle ouvre
Les thèses 116 à 118 diront la forme qu'une telle lutte doit prendre, les conseils. Le refus simultané de la politique, de l'art et du quotidien deviendra le programme de l'organisation (thèse 121) et le sujet du chapitre VIII sur la culture. Un an après le livre, mai 68 semblera lui répondre.
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